Les traitements à la trichotillomanie

Image article traitements

Il existe de nombreux traitements à la trichotillomanie. 

Ceux-ci sont plus ou moins efficaces et seront adaptés en fonction de vous et de votre degré de trichotillomanie.

Pour savoir quel traitement suivre, la première étape est de consulter un psychiatre.

Celui-ci va vous poser des question pour bien comprendre quand, où et comment se produisent les crises. 

Le plus important est de ne pas avoir peur de lui parler, c’est son métier et plus précises seront vos réponses meilleur sera le diagnostic. Il pourra alors vous orienter vers un des traitements à la trichotillomanie ou un spécialiste adapté.

La pharmacothérapie

La pharmacothérapie va utiliser des médicaments pour soigner les causes entraînant la trichotillomanie.

Médicament

Par exemple, si le psychiatre déduit de vos réponses que vous êtes stressé et que les crises se produisent le soir quand vous êtes chez vous, il pourra vous prescrire un médicament anti-stress pour ne pas  que l’arrachage se déclenche.

Si vous vous sentez stressé, vous pouvez aussi acheter des cachets à base de plante qui agiront comme anti-stress naturels. Nous ferons prochainement un article sur ce type de médication.

La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC)

La TCC a deux approches complémentaires :

  • Comportementale : analyse le comportement de la personne ;
  • Cognitive : analyse les pensées et les sensations.

La TCC semble être le plus efficace des traitements à la trichotillomanie, autant sur le court terme (97% des personnes voient une diminution de la trichotillomanie après 4 semaines de traitement) que sur le long terme (87% après 2 ans).

1. L'approche comportementale

 

Il s’agit d’étudier comment vous vous comportez, afin de trouver quand se produisent les crises et réussir à les maîtriser.

Une technique nommée “self monitoring” ou surveillance personnelle en français consiste à surveiller son activité tout au long de la journée.

La personne doit enregistrer toutes les informations dès qu’une crise survient. Par exemple en notant sur un carnet ou dans une application l’heure de l’arrachage, la durée, l’intensité, la situation (activité, humeur et sentiments lors de la crise).

Carnet de notes

Si ce relevé est réalisé sur le long terme, le trichotillomane se rendra de plus en plus compte du début des crises et pourra agir dessus dès leur commencement. Il pourra aussi amener ces relevés lors de sa prochaine visite chez le spécialise pour être mieux conseillé.

Un psychiatre donne le conseil de serrer les poings pendant 1 à 2 minutes dès qu’une crise est détectée pour la contrôler.

2. L'approche cognitive

 

L’objectif de la thérapie cognitive est de prendre conscience des pensées et des sensations qui sont associées à la trichotillomanie.

On va alors chercher les causes, qui peuvent se séparer en deux types différents : 

  • Internes (anxiété, colère, solitude, fatigue, culpabilité, frustration, ennui, …)
  • Externes (lieux privés associés avec l’arrachage – chambre, salle de bain, voiture, … -, la vue de certaine textures et couleurs de cheveux, …)

L’approche cognitive doit être combinée avec la thérapie comportementale.

La thérapie de groupe

Ce type de thérapie peut être motivante pour les trichotillomanes.

Thérapie de groupe

En effet, elle les rapproche et leur permettent de voir qu’ils ne sont plus seuls face à cette manie. Il est important d’en parler pour voir comment les personnes gèrent cette manie et quelles sont leurs solutions.

Près de 80% des personnes voient une amélioration de leur trichotillomanie à court terme. Après 6 mois 2 personnes sur 5 gardent une diminution importante de l’arrachage.

L’hypnothérapie

Même s’il n’existe pas d’étude prouvant l’efficacité de l’hypnothérapie sur la trichotillomanie, des études ont montré que celle-ci fonctionnait bien sur les tics tel que le suçage du pouce. 

La trichotillomanie étant un tic, on peut alors appliquer l’hypnose à cette manie.

Clé ouvrant l'esprit

Une séance d’hypnothérapie se déroule en plusieurs phases : 

  • D’abord le praticien demande à la personne de fermer les yeux ;
  • D’imaginer être dans son endroit favoris ;
  • Utilise sa voix pour relaxer la personne ;
  • Demande à la personne d’imaginer une crise de trichotillomanie ;
  • Réalise des suggestions thérapeutiques qui vont agir sur cette crise imaginaire.

Ces suggestions peuvent porter sur plusieurs points : 

  • Demander à la personne de résister aux pulsions d’arrachage ;
  • Créer une douleur à chaque fois qu’un cheveux est arraché ;
  • Se relaxer pour éviter d’en arracher plus ;
  • Mieux se rendre compte du mouvement afin de détecter les crises.

Ces suggestions vont perdurer après la séance et améliorer la gestion des crises de trichotillomanie.

Conclusion

Toutes ces méthodes sont utiles si vous souhaitez vous débarrasser de la trichotillomanie. 

Finalement, le mieux est de combiner les traitements à la trichotillomanie. Par exemple il a été prouvé que l’approche médicamenteuse est efficace sur le court terme mais gagne en durée si elle est appliquée en même temps qu’une TCC.

La première étape est d’aller chez son médecin généraliste qui pourra vous orienter vers un psychothérapeute. Celui-ci pourra alors vous guider vers un spécialiste des tocs et vers la solution la mieux adaptée à votre situation.

N’hésitez pas à nous dire en commentaire si vous avez déjà consulté pour la trichotillomanie et comment s’est passé votre thérapie.

Tout retour sera utile à la communauté et aidera les autres trichotillomanes !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
36 ⁄ 12 =