Les multiples conséquences de la trichotillomanie

Nous avons déjà abordé le thème des conséquences dans de précédents articles. Néanmoins, nous n’avions fait qu’effleurer la surface d’un sujet qui méritait un article lui étant complètement dédié. Découvrons ensemble, au travers de témoignages forts, les multiples conséquences que la trichotillomanie peut engendrer.

1. Conséquences physiques

 

Les premières conséquences de la trichotillomanie sont physiques. On commence par s’arracher un cheveu, ça fait mal, mais c’est une douleur étrangement satisfaisante. Cela semble anodin, on se dit que ce n’est qu’un cheveu sur des milliers, et c’est vrai, on en aurait entre 100.000 et 150.000 selon les spécialistes.

Donc on continue, un puis deux puis trois puis quatre, parfois des dizaines lors de crises, jusqu’au jour où, en se regardant dans le miroir, on s’aperçoit avec effroi qu’une zone de pelade s’est formée sur notre cuir chevelu. On essai de cacher cette zone sans cheveux tant bien que mal, en attendant qu’ils repoussent, mais cela ne fonctionne qu’un temps. Au fil des années et en continuant, les cheveux vont repousser de moins en moins nombreux et de plus en plus fins. 

C’est à partir de ce moment que des conséquences psychologiques vont apparaître.

2. Conséquences psychologiques

 

Les conséquences psychologiques engendrées par la trichotillomanie ne sont pas à négliger. Elles peuvent déclencher des dépressions dont il est très difficile de se libérer. En voyant sa perte de cheveux, le trichotillomane voit son estime de soi se dégrader, jusqu’à perdre toute confiance en lui. C’est d’autant plus impactant que la trichotillomanie touche principalement les femmes. En effet, dans une société où les cheveux représentent en quelque sorte la féminité, il est difficile pour une femme avec des zones d’alopécie sur le crâne de se sentir bien dans sa peau.

C’est pour cela qu’une dépression et un repli sur soi-même peuvent apparaître et que la trichotillomanie peut agir comme un véritable frein à la vie.

3. Conséquences liberticides !

 

La trichotillomanie va alors déclencher un processus vicieux qui va s’auto-entretenir. Le stress engendre un arrachage des cheveux qui va faire baisser l’estime de soi puis entraîner un manque de confiance qui va se conclure par un repli sur soi. Mais ça ne s’arrête pas là, toute cette perte en confiance, motivation, estime de sois, va générer du stress qui va stimuler de nouveau la trichotillomanie et l’arrachage.

Le trichotillomane va ainsi ériger des barrières, pour éviter la honte de devoir expliquer sa perte de cheveux révélée au grand jour. Ces barrières ont un véritable caractère liberticide. Il m’est personnellement arrivé de refuser des invitations à des événements festifs, car je ne voulais pas qu’on remarque les trous dans mes cheveux.

Une personne touchée par la trichotillomanie, que j’ai pu interviewer et qui souhaite garder l’anonymat, m’a raconté :

“ Cela fait 2 ans que j’ai arrêté de me baigner en public. J’évite les piscines, même chez des amis, et encore plus les plages qui sont souvent remplies de monde. J’utilise une poudre sur mes cheveux pour m’aider à masquer les endroits où la trichotillomanie est trop visible. Si jamais je mettais la tête sous l’eau la poudre partirait, c’est ce que je veux éviter à tout prix.”

La trichotillomanie est donc une addiction qui a de multiples conséquences. Premièrement physique, avec l’arrachage des cheveux, puis psychologique, avec des troubles pouvant aller jusqu’à la dépression. Et enfin des conséquences liberticides qui vont limiter les trichotillomanes dans leur vie sociale en les empêchant de voir leurs proches ou de pratiquer certaines activités.

Mais tout n’est pas noir pour autant, il existe de nombreuses solutions pour faire disparaître la trichotillomanie, vous trouverez de nombreux articles sur ce blog vous les décrivant davantage.

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