Les causes de la trichotillomanie

Certains scientifiques avancent que la trichotillomanie est un trouble “d’étiologie inconnue”, c’est-à-dire que ses causes seraient difficilement identifiables. Bien qu’il n’y ai pas de consensus de la communauté scientifique sur le sujet, certains facteurs apparaissent récurrents. En effet, l’anxiété, l’hérédité ou même le cycle menstruel chez la femme sont des causes fréquemment cités par les trichotillomanes.

Mieux connaître sa trichotillomanie est une étape essentielle afin de comprendre ses mécanismes d’actions et ainsi mieux la combattre. Parcourrons ensemble les différentes origines qu’elle peut avoir.

Les causes identifiées

1. Les causes psychanalytiques

 

Les causes psychanalytiques présentent la trichotillomanie comme une expression symbolique d’un conflit inconscient, ou résultant d’une mauvaise estime de soi.

L’arrachage des cheveux peut également être un moyen pour faire face aux menaces réelles ou perçues au quotidien, ou être la répercussion de la perte d’un proche. Certains psychanalystes ont montré que les personnes ayant vécu un traumatisme dans leurs enfances, tels que des abus sexuels, auraient plus de chance de développer une trichotillomanie à l’adolescence ou l’âge adulte.

2. Les causes biologiques

 

La prévalence génétique de la trichotillomanie ne fait pas l’unanimité auprès des chercheurs.

Si on s’intéresse aux différentes études scientifiques sur son hérédité, on s’aperçoit que le nombre de trichotillomane connaissant un parent s’étant déjà arraché les cheveux oscille entre 4 et 8 %. La trichotillomanie a donc peu de chance d’être transmise génétiquement. Ces chiffres peuvent également s’expliquer par un phénomène comportemental.

3. Les causes comportementales

 

Une des principales causes serait d’origine comportementale. La trichotillomanie se développe par un processus similaire à celui des habitudes. Elle agit sur le système de récompense du cerveau à chaque nouveau cheveux arraché, ce qui réduirait le niveau de cortisol et diminuerait l’anxiété. Notre cerveau créerait ainsi ce comportement en réponse au stress.

Chez l’enfant, l’arrachage des cheveux se rapproche du comportement de succion du pouce, si bien que les traitements efficaces sur ce trouble, fonctionnent également contre la trichotillomanie.

De même, un enfant ayant un parent trichotillomane va plus avoir de chance de l’être à son tour, car facilité par des processus d’apprentissage par l’observation, il va naturellement reproduire son comportement.

Conclusion

La trichotillomanie étant un trouble psychologique, il est difficile de déterminer avec  précision ses causes. Néanmoins, les témoignages de trichotillomanes et les publications scientifiques se rejoignent sur une théorie d’accumulation de facteurs étiologiques. Ses causes seraient à la fois d’origine psychologique, biologique et comportementale, ce qui explique la difficulté que les trichotillomanes ont à en guérir.

Et vous, qu’est-ce qui vous a rendu trichotillomane ?

Votre expérience nous intéresse ! Tout retour sera utile à la communauté et donnera des pistes aux autres trichotillomanes pour qu’ils puissent comprendre d’avantage leurs troubles.

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