La trichotillomanie : un trouble méconnu

Chevelure blonde

Avant de s’intéresser à pourquoi la trichotillomanie est méconnue, il est important de définir ce qu’est cette manie entraînant l’arrachage des poils.

Qu'est-ce que la trichotillomanie ?

La trichotillomanie est un trouble qui peut toucher jusqu’à 15% de la population. Cette maladie est pourtant très peu connue en France, autant du public que des professionnels.

Il s’agit d’un trouble du comportement qui se caractérise par l’arrachage compulsif des poils sur l’ensemble du corps. 

Les zones touchées les plus visibles étant les cheveux, les cils, les sourcils ou la barbe pour les hommes. Plusieurs zones sont souvent touchées en même temps.

Cette manie, dans les cas les plus graves, peut aller jusqu’à provoquer une alopécie complète. C’est-à-dire des zones où les poils sont totalement arrachés et laissant une zone de peau à nue et dans certains cas des cicatrices.

La trichophagie est quant à elle une autre forme de trichotillomanie où les personnes vont s’arracher les poils puis les ingérer.

Les deux types de trichotillomanie

Cette manie peut se manifester de deux façons différentes selon les personnes.

  • La première entraîne un arrachage conscient des poils. Elle entraîne un soulagement qui motive la personne à recommencer encore et encore jusqu’à arriver à un fort sentiment de culpabilité une fois la crise terminée.
  • La seconde est automatique. Elle apparaît lorsque les mains ne sont pas occupées, par exemple devant un ordinateur, à la télévision devant un film, en révisant un examen…

Les deux formes sont toutes deux difficiles à arrêter, car la personne ne se rend pas forcément compte qu’elle traverse une crise.

Qui est atteint ?

Jusqu’à 15% de la population est atteint de trichotillomanie légère, ne pouvant pas être décelée par l’entourage de la personne. L’arrachage n’est pas régulier et n’entraîne pas de changement dans l’apparence physique.

Si l’arrachage devient visible, on peut parler de trichotillomanie sévère, qui touche au moins entre 1% et 2%* des adultes.

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Personnes atteintes sévèrement en France

Les hommes et les femmes ne sont pas égaux face à cette manie. En effet, elle touche 3,5% de femmes et 1,5% d’hommes.

Cette tendance est aussi visibles sur les groupes de discussions autour de la trichotillomanie, les femmes y étant représentées en majorité.

Pourquoi la trichotillomanie est-elle un trouble méconnu ?

Même si celle-ci touche une part importante de la population, la plupart des gens ne savent souvent pas comment nommer cette manie et se sentent seuls pour l’affronter.

Près d’un quart des trichotillomanes n’en parlent pas du tout à leur famille et à leurs proches.

Peu de psychologues connaissent ce trouble à cause du manque de communication à son sujet. Certaines personnes peuvent alors se retrouver démunies face aux professionnels ne pouvant pas les aider, ce qui renforce le sentiment d’abandon.

Pour que la maladie soit reconnue et que les personnes atteintes ne soient plus isolées face à cette manie, nous devons en parler. Plus grande la communauté sera, plus elle aura de visibilité et mieux seront traitées les personnes.

N’hésitez pas à laisser un commentaire, nous y répondrons.

2 réponses à “La trichotillomanie : un trouble méconnu”

  1. Guizmy dit :

    Bonsoir,
    Tout d’abord félicitation pour cet article, il montre parfaitement la problématique de la trichotillomanie. Cependant j’ai une question, quelles sont les sources que vous utilisez quand vous parlez de pourcentage ?
    Merci pour votre réponse.

    • Auteur dit :

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire.
      Pour cet article, nous avons utilisé une étude scientifique menée aux Etats-Unis : Current Posttraumatic Stress Disorder and History of Trauma in Trichotillomania.
      Elle a été réalisée pendant 1 an et est une des seules études donnant des chiffres sur la trichotillomanie.

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